L'origine du chocolat

  • L'origine du chocolat

Un peu d’histoire

  Il était une fois un puissant roi aztèque qui s’appelait Quetzacoaltl. Il était le Dieu de la Lune. Il se rendit au pays des fils du Soleil pour y dérober le cacaoyer et l’offrir aux hommes.

Cette nouvelle plante s’appelait la Cacualt. Au 16ème siècle, les Aztèques tirent de la fève de cacao un breuvage amer et épicé : le « Tchocolatl » (alt = eau ; tchoco = bruit de battage) auquel ils attribuent des vertus merveilleuses contre la fatigue. Pour les Aztèques, le chocolat était à la fois monnaie et aliment.

En 1528, Herman Cortès, devenu gouverneur du Mexique après avoir fait disparaître les Aztèques, expédie le chocolat sans ménagement, comme une vulgaire monnaie d’échange, à la cour d’Espagne, où le chocolat fût apprécié à sa juste valeur. Le chocolat eut donc une grande influence sur les coutumes espagnoles mais c’est seulement à l’occasion du mariage de Louis XIII, en 1615, que la Princesse Anne présenta le chocolat à la cour de France. Le Pape Pie V ne l’aimait pas mais le cardinal Broncaccio, s’il n’autorisa pas le chocolat à paraître, même liquide, pendant le jeûne, permit qu’il soit croqué à Pâques. De la cour de France, à la cour de Madrid, puis à celle de Vienne en 1711, le « Tchocolatl » mène une vie de fastes étourdissants. En 1720 à Venise comme à Florence, on l’accueille avec enthousiasme. En Allemagne et particulièrement en Suisse le succès ne se dément pas ; jusqu’en 1747, où Frédéric le Grand interdit le colportage, interrompant ces longs et fatigants voyages. Enfin, un naturaliste suédois, Charles de Linné, s’éprend du chocolat et va jusqu’à le baptiser du petit nom élogieux de Théobroma ce qui, traduit du grec, signifie « nourriture de Dieu »…

Depuis, cette dernière est revenue et reste fidèle à son nom : Cacao.